Le recyclage en bijouterie

Le recyclage en bijouterie version audio

Et oui, le recyclage est aussi entré dans le domaine de la joaillerie ! Que ce soit pour un bijou cassé ou à transformer, pour l’or et les matériaux précieux, la bijouterie peut prétendre à ce terme .

Si vous ne le saviez pas, chaque bijou peut être réutilisé, transformé, démonté, modifié. L’or ou le platine sont des alliages réutilisables. Il suffit de les fondre pour reformer un autre objet ou faire des rajouts sur le bijou déjà existant. C’est le principe des rachats d’or ! Ils rachètent vos bijoux à bas prix pour les fondre et ensuite vendre l’or récupéré au prix du marché. Cet or sera ensuite utilisé pour des bijoux, ou dans bien d’autres domaine où l’or est utile.

Dans certains héritages, on peut trouver des vieux bijoux. Malheureusement, beaucoup de ces bijoux sont vendus ou finissent au fond du placard car, il faut le dire, ce n’est pas trop à la mode les bijoux de mamie. Mais de l’or reste de l’or ! Même sales ou démodés, ces bijoux peuvent avoir une toute autre utilité ! Les refondre pour en faire de nouveaux bijoux qui vous plaisent !

Si vous voulez des exemples, je vous invite à aller découvrir une transformation faite par l’atelier du serti en cliquant sur ce lien :

Un élégant Solitaire par l’Atelier du Serti

C’est aussi ça qui me plaît dans ce travail ! Partir de rien et obtenir un bijou qui peut être par la suite détruit pour réaliser un tout autre bijou.


Dans ce que j’ai pu vivre en entreprise et dans un atelier de bijouterie. Les ouvriers travaillent les bijoux avec des outils abrasifs, les outils enlèvent l’excès de matière pour obtenir le bijou voulu. L’or qui part en limaille va être conservé. Cette poudre qui est mélangée aux poussières et autres débris d’atelier sera envoyée une fois par an dans des laboratoires spécialisés. Ces laboratoires fusionnent toute la poudre pour en séparer l’or des autres éléments. Une fois séparé, l’or est fondu en lingot. Cette opération est très très importante ! Dans un atelier de 7 personnes, la récupération de l’or par cette méthode peut atteindre les 4 kg par an !! Si ce n’est pas du recyclage ça !! 🙂

Bon, pour dire toute la vérité, la bijouterie a un côté obscur… Malheureusement, beaucoup d’outils sont du « consommable » et ne se recyclent pas. Même si ce métier a gardé un outillage traditionnel en bois et acier, il y a de plus en plus de nouveaux petits outils qui facilitent le travail mais qui s’usent rapidement et qui ne sont pas réutilisables. Il y a aussi pas mal de produits chimiques. Ce n’est pas comme si on balançait des produits toxiques dans les rivières… pas du tout !! Mais je pense personnellement que l’on peut encore s’améliorer.

Tout ça pour dire que chaque bijou est recyclable, et une grande partie du monde de la bijouterie aussi.

J’espère que cet article vous a plu. Si vous avez d’autres questions ou des remarques, n’hésitez pas à écrire un commentaire ou à m’envoyer un message privé.

L’or blanc n’existe pas !

L’Or Blanc… À part si l’on parle d’une certaine poudre blanche ?! Non, je parle bien de « l’or blanc ». L’or blanc n’existe pas ! Une évidence pour vous ? Ou vous n’avez aucune idée de ce dont je veux parler ?

Pour ma part, même en temps que joaillier, j’ai dû apprendre dans une certaine mesure les techniques pour comprendre que l’or blanc n’est qu’une illusion dans son terme.

Oui, il y a énormément de bijoux vendus sous l’appellation « d’or blanc » ! Mais la réalité est que ce n’est pas vraiment exact.

Il est impossible de trouver de l’or blanc dans son état naturel et impossible de faire un alliage en or blanc. On trouve de l’or naturellement jaune et on peut en faire toutes sortes d’alliages. Les jaune, rouge, rose et gris sont les plus utilisés actuellement.

Donc comment faire pour avoir des bijoux blancs et en or ??

Simplement en utilisant une technique communément appelée le rhodiage. Cette technique consiste à déposer du rhodium en surface du bijou. Le rhodium est un métal blanc qui est de la même famille que le platine. Extrêmement rare, il est même plus cher que le platine et l’or. C’est pour ça qu’il est juste utilisé en surface d’un bijou. Il faut en déposer suffisamment pour que le bijou soit blanc mais pas trop par rapport au prix.

Dans l’ordre de fabrication d’un bijou (tout or blanc à part exception), le rhodiage est la toute dernière étape. Après le polissage, la finition et même après le contrôle qualité. Un rhodiage est assez simple à faire une fois qu’on a le matériel et les bons réglages. Il suffit ensuite d’ajuster le temps d’immersion du bijou dans le rhodium liquide en fonction de sa taille.

Le plus souvent, le rhodiage est fait sur de l’alliage d’or gris. Il peut être fait sur tous les alliages quelle que soit la couleur, mais l’usure fait que le rhodiage s’use et part. C’est pour cela qu’au bout d’un moment vos bijoux « or blanc » laissent apparaître une teinte plus jaune ou terne. C’est juste la véritable couleur de l’alliage qui se trouve en-dessous du rhodium.

Maintenant vous savez ce qui se cache derrière l’appellation « or blanc ».

Mais comment faire pour que votre bijou reste toujours bien blanc ?

. Tout d’abord, si vous achetez un bijou en or blanc chez un bijoutier, n’oubliez pas de demander un entretien régulier et de spécifier le rhodiage inclus. Peut-être que certains vous proposeront un tarif d’entretien très abordable et d’autres vous l’offriront. Tout dépendra du bijou que vous venez d’acheter et du bijoutier que vous avez choisi. Il est aussi possible de faire rerhodier vos bijoux chez presque n’importe quel artisan bijoutier.

. Sinon, vous pouvez aussi acheter votre bijou en Platine. Vous vous assurez que malgré le temps et l’usure, votre bijou restera blanc. Le platine est un métal moins cher que l’or, il est plus complexe à travailler mais d’un blanc naturel. Personnellement, je ne le préfère pas à l’or mais, d’un point de vue financier, il reste un métal très intéressant. Il est aussi historiquement le métal des Rois. En France et en Europe, à une certaine époque, tous les bijoux haute joaillerie étaient faits en Platine. Aujourd’hui encore, ces bijoux sont étudiés pour leurs qualités, ce qu’ils symbolisaient et biensûr, leur beauté extravagante.

. Il y a aussi les bijoux en Palladium. Le Palladium est très intéressant par rapport au prix puisqu’il est deux fois moins cher que l’or. Toutefois, on ne peut pas faire tous les bijoux que l’on veut avec. Surtout, très peu de bijoutiers l’utilisent et il est donc assez difficile de faire une réparation ou une modification sur des bijoux en Palladium.

J’espère que cet article vous aura aidé ! N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une question.

Deuxième étape pour créer un bijou

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Après avoir choisi le bon dessin, il faut s’assurer que celui-ci est réalisable !

C’est la deuxième étape : la faisabilité. Il faut réaliser ce même dessin d’une façon « industrielle » (le dessin technique). La plupart du temps, cette étape se fait sur ordinateur avec des logiciels comme Solideworks, 3D Design, Rhino… Il faut y renseigner toutes les données techniques du futur bijou, les bonnes épaisseurs, les dimensions des pierres, etc. Il y a aussi les courbes à respecter au mieux selon le croquis. Cela peut aussi être fait à la main, mais c’est beaucoup plus rare aujourd’hui.

Biensûr, il y a aussi des normes à respecter dans la réalisation d’un bijou.

Par exemple, pour le sertissage à griffes d’un diamant (ou d’une autre pierre), la dimension des griffes doit être proportionnelle à la dimension de la pierre choisie. Outre la pierre, il faut aussi prendre en considération la méthode de fabrication. Le bijou est-il réalisé manuellement, passe-t-il par la fonte à la cire perdue ?! S’agit-il d’une pièce unique ou sera-t-il fabriqué en série ?! Quels matériaux vont être utilisés, quelle pierre…

Cette deuxième étape est cruciale ! Elle permet de faire d’un projet, une possibilité. Elle permet d’évaluer le temps de production, le coût, et simplement de pouvoir se projeter avec un aspect 3D très réaliste du futur bijou. Cette étape permet aussi de s’organiser au mieux pour faciliter le travail qui suivra (la méthode de production et les techniques, selon le bijou). Enfin, c’est à ce stade que les prix sont dévoilés aux clients.

Un exemple : Une entreprise choisit de créer un bijou qui sera produit 200 à 500 fois par an, soit un bijou qui passe par la fonte. L’objectif sera donc de concevoir un bijou rapide à faire, le plus simplement possible et biensûr, avec un rendu parfait. Il faudra aussi penser un bijou dont la fabrication s’adapte parfaitement au matériel utilisé dans l’entreprise en question et aux capacités des ouvriers. Ce serait une grosse perte de temps et d’argent que d’utiliser des méthodes « classiques » ou artisanales pour un bijou de ce type. Évidemment, même en grande production, la bijouterie garde toujours une part artisanale car les machines ne peuvent pas tout faire !

Toute la réflexion menée dans cette deuxième étape peut faire gagner un temps considérable dans la productivité de toute l’entreprise. Malheureusement, par manque de temps, cette étape est bien souvent bâclée. Par expérience, faire des modifications sur le processus de réalisation d’un bijou en cours de fabrication n’est pas l’idéal. C’est super d’avoir une réflexion pour faire mieux et plus simple, mais pas quand on est dans le « jus ». Quand il faut absolument livrer le bijou le soir même, quand le patron descend de son bureau chaque heure pour te demander où tu en es car le client est important… Ce n’est plus le moment pour se poser et repenser à la faisabilité du bijou !

Malgré tout, faire des bijoux dans une entreprise permet de travailler en équipe. Si, lors d’une fabrication, je remarque un défaut ou un procédé à changer, il me faut le dire. Surtout si ce bijou est fabriqué régulièrement. S’il est préférable d’avoir tout pensé en amont de la production, faire des ajustements en cours de fabrication permet d’en affiner le processus, de le rendre le plus optimal possible.

Il est certain que la réflexion d’un artisan travaillant seul et exclusivement à la main, ou celle d’une entreprise qui emploi 2000 salariés seront complètement différentes. Mais cette étape reste cruciale dans les deux cas. 100% des bénéfices de fabrication dépendent de cette étape.


Si vous avez des questions ou simplement envie d’en savoir plus, n’hésitez pas à écrire un commentaire ou à me contacter en privé.

Ma plus grosse boulette en bijouterie

Ma plus grosse boulette en bijouterie MP3

Je pourrais vous en raconter deux ou trois mais je vais me concentrer sur la plus grosse ! Elle m’a valu un avertissement mais surtout une grosse colère, justifiée, de la part du client…

Dans l’atelier où je travaillais à proximité de Bordeaux, je travaillais sur des bijoux neufs mais aussi des réparations ou modifications pour des clients.

Un matin, on me demande de faire une réparation, une mise à taille d’une grosse bague en or blanc, ornée de diamants et d’une énorme améthyste.

Améthyste

Cette améthyste était un peu particulière de par sa taille mais surtout sa couleur unique. Un violet rosé.

Je devais donc couper la bague et rajouter du métal pour augmenter son diamètre. Cette opération nécessite une chauffe du bijou pour soudre la bague sans enlever l’améthyste. La soudure la plus faible pour de l’or blanc doit au moins atteindre une température entre 400/500°C.

L’améthyste ne supporte pas la chaleur et, pour la protéger, il existe plusieurs techniques. Pour ma part, j’ai mis la partie supérieure de la bague dans du sable imbibé d’eau afin que la chaleur ne se transmette pas à la pierre. Donc, bague à l’envers avec la partie à souder en haut pour que la flamme du chalumeau chauffe seulement la partie où je devais souder.

J’ai réussi à réaliser cette étape sans problème et la mise à taille était bien avancée.

Mais comme vous vous en doutez, vu le titre de cet article, la suite était beaucoup moins réussie, elle…

L’améthyste était prise dans le sable qui s’était déshumidifié et était quand même monté un peu en température. Rien de grave… si j’avais procédé comme il aurait fallu ! Mais j’ai pris la bague trop rapidement et je l’ai plongée dans de l’eau froide pour enlever le sable. Malheureusement, la chaleur du sable au contact de l’eau froide a créé un choc thermique qui a littéralement explosé l’améthyste ! Quand l’eau a touché le sable, j’ai entendu un bruit. Comme si on écrasait du verre jusqu’à ce qu’il craque.

De suite, je suis allé voir la responsable des pierres pour lui en parler. Dans certains cas, on peut remplacer les pierres mais là, elle était trop spéciale… Et surtout trop éclatée !!! La pierre était fendue de partout. Je peux vous garantir qu’à ce moment je me suis senti très seul…

A dire vrai, je n’étais vraiment pas dans une bonne journée car après coup, je me suis aperçu que la réparation pour la mise à taille était mal faite. Au lieu de rétrécir la bague, je l’avais agrandie… Ce n’était décidément pas mon jour !

Résultat : j’ai eu un avertissement, le client au téléphone m’a incendié et surtout, une grosse perte d’argent pour l’entreprise.

J’espère que vous avez apprécié. Vous avez une question ? N’hésitez pas à la mettre dans les commentaires ou en message privé.

Première étape pour créer un bijou

Tout objet commence par une idée, une illumination, un concept… Le tout début de la création se passe dans la tête, dans notre imagination. Parfois en cherchant à créer, on fait une erreur et hop, une découverte ! (Personnellement, cela ne m’est jamais arrivé.)

Dans cet article, je vais seulement aborder la conception volontaire.


Dans le cadre de la bijouterie-joaillerie et particulièrement pendant mes études, j’ai été poussé et challengé dans la création. Que ce soit entre étudiants ou avec les professeurs, il y a toujours une envie de faire mieux, de se surpasser, de voir plus loin et d’imaginer l’impensable ! Je ne suis pas hyper créatif de base, mais j’ai pu apprendre des méthodes et des techniques qui m’ont fait progresser dans ce domaine.

Le début d’un projet peut partir de rien, de l’imagination pure ou inspiration d’une autre planète (façon de parler). Moi, comme je vous l’ai dit précédemment, ce n’est pas mon fort… Du coup, j’ai appris une méthode qui me permet à la fois de me donner des idées et de me fixer un cadre. Car je n’ai pas forcément une imagination débordante mais, une fois lancé, je peux me perdre dans mes idées et partir n’import où… Revenons à la méthode ! Il me faut créer un « charte graphique« .

Une charte graphique consiste à créer une liste de mots. Que ce soit le style, l’époque, la forme, la couleur, les lignes, le budget, les textures, les pierres… Cette liste va permettre de délimiter un cadre et, en même temps, de creuser vraiment chaque mot. Sur cette base sont jetés les premiers croquis, les premières idées.

Bon, j’avoue que parfois ça ne me suffit pas pour avoir les premiers dessins… Je fais une chose simple : je m’inspire d’autres bijoux ou d’autres objets qui rentrent dans ma charte graphique ! Je ne vais pas vous mentir, que ce soit en bijouterie ou dans n’importe quel autre métier créatif, il est très compliqué de créer un objet vraiment nouveau ! Alors je m’inspire d’autre chose que je mixe avec mes idées, d’autres textures, puis je remplace une forme par une autre qui correspond plus à ce que je recherche. Enfin vous comprenez, je fais un mélange pour obtenir un bijou conforme à ma charte. Comme la création de Dominique Ansel Bakery qui a hybridé les recettes du croissant et du beignet sous la forme d’un donut ! « Le Cronut ». Ce fut un succès énorme à New York.

« Le Cronut »

Mais revenons à nos crayons ! Et en parlant de crayon… Dans la bijouterie-joaillerie, les techniques pour illustrer les idées sont multiples et toutes bonnes. Le crayon biensûr, mais bien d’autres ! La peinture (gouache, aquarelle, à l’huile), les feutres, la craie, le dessin sur ordinateur, etc. Elles peuvent être utilisées et combinées pour un meilleur rendu. Si les croquis peuvent être rapides à faire, le dessin présenté au client n’a, quant à lui, absolument rien à voir avec un simple croquis !


Je vous parle de cette première étape comme un simple amateur dans le monde de la bijouterie-joaillerie. Mais ne vous y trompez pas, c’est un métier à part entière. Le graphiste ou dessinateur a un rôle très important en haute joaillerie. Il a la lourde tâche de proposer le rendu d’un futur bijou pour un client. Le client doit être conquis pour pourvoir continuer le processus ! C’est certain, peu vivent de cette seule activité, mais leur travail est splendide. C’est pour moi un métier à part, le premier maillon de la création d’un bijou.

Une des premières personnes qui m’a donné envie de faire ce métier est un graphiste (dessinateur). Tellement exceptionnel. Merci M. Flores !

Avoir une idée est une chose, la réaliser en est une autre ! Ce sera la deuxième partie pour réaliser un bijou…

N’hésitez pas à laisser un commentaire et à poser vos questions.

Les poinçons

Définition du POINÇON :

Tige terminée par une face gravée, pour imprimer une marque.
Poinçon du Platine

Quasiment chaque bijou que j’ai fabriqué en Or ou en platine a été poinçonné. Peut-être que vous vous demandez pourquoi ?

La raison est simple. C’est la loi ! Vieille de 200 ans déjà. Chaque bijou en Or, platine ou argent de plus de 3g et commercialisé, doit avoir deux poinçons. Celui du métal utilisé et celui du fabricant.

Si vous désirez avoir plus d’informations techniques sur les poinçons, vous pouvez cliquer sur le lien suivant.

https://www.cookson-clal.com/home/static.jsp?page=obligations-legales-pour-la-vente-de-bijoux


Pour ma part, je vais vous parler de ce que j’ai pu faire avec les poinçons.

Tout d’abord, il faut savoir que poinçonner est une technique manuelle et que cette technique est rarement enseignée à l’école. J’ai appris à poinçonner en stage puis surtout dans mon premier emploi.

L’entreprise où j’ai commencé à travailler avait ses propres poinçons. Ce qui n’est pas forcément le cas de tous les professionnels. Si un bijoutier ne possède pas les poinçons, il doit les faire marquer par un autre pour certifier ses bijoux. Le poinçonnage fait partie des dernières étapes de la réalisation d’un bijou et doit être bien fait.

Pour vous expliquer plus simplement, imaginez que vous faites un tableau, une belle peinture, et qu’une fois fini, il ne vous reste plus que la signature à faire ! Vous comprenez où je veux en venir ? Imaginez que vous ratiez votre signature… Pour les bijoux, c’est un peu pareil. Une bague, un collier, une boucle d’oreille… Tout doit être poinçonné.

Il faut savoir que le poinçonnage n’est pas juste une gravure, c’est une marque ! La différence ? Pour une gravure, le métal est retiré, alors que pour une marque, le métal est frappé ! Pour faire un poinçon, il faut utiliser le poinçon mais aussi un petit marteau pour marquer le métal par l’outil. Ce qui engendre naturellement une déformation du métal.

Au moment de réaliser le poinçon, il faut faire attention à deux choses :

1- Le bijou est quasiment fini et poli. Quand je pose le poinçon sur le bijou, je dois m’assurer qu’il ne va pas ripé ! Sur une bague où la surface n’est pas plate, c’est assez simple de bouger, riper ou ne pas faire la marque en entier ou de travers…

2- La complexité du bijou. Il faut prendre en compte le bijou pour savoir où frapper les poinçons. Il faut favoriser les parties résistantes et surtout éloigner la frappe des pierres (si le bijou en a). C’est pour cela que les poinçons sont quasiment tous en opposition de la tête de bague… car les pierres ne résistent pas au choc.

Que vous dire de plus si ce n’est que j’ai arrêté de compter les fois où j’ai mal réalisé un poinçon… Après avoir maîtrisé le premier (tête d’aigle), et que j’étais fier de moi, mais qu’au moment de frapper le deuxième (poinçon de maître), j’échoue lamentablement. Résultat : il faut effacer les deux, repolir la bague et refaire les poinçons… Maintenant, avec l’expérience et la pratique, la réalisation d’un beau poinçon est normal et me fait plaisir. C’est très beau, quand l’outil percute le métal pour un rendu net et brillant. Avoir galéré pendant longtemps pour enfin maîtriser une technique très ancienne, c’est comme réussir à cuisiner aussi bien que sa maman 😀

Tout ça pour dire que les poinçons en bijouterie sont utilisés de cette manière et que ça reste une technique manuelle et artisanale.

Bientôt un article sera consacré aux techniques pour reconnaître des poinçons sur des bijoux anciens ou usés.

J’espère que cet article vous a plu ! N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire ou en privé.

Bijoutier ou Joaillier ?

Connaissez-vous la différence entre un bijoutier et un joaillier ?

Heu, non… ce n’est pas une blague… 🙂

Si vous ne connaissez pas du tout ces deux termes, je vais vous éclairer et vous allez voir que la différence est toute simple.

Le joaillier insère des pierres et autres matériaux dans ses bijoux (solitaire, pavage de diamant et bien d’autres…) alors que le bijoutier fabrique des bijoux seulement en métal (chevalière, anneau, chaîne …). Dans un registre plus scolaire, pour devenir bijoutier il suffit d’avoir le CAP dans ce domaine. Le joaillier a un niveau d’étude supérieur avec un BMA (Brevet des Métiers d’Art). L’équivalent du Bac Pro.

Le bijoutier n’est pas forcément joaillier alors que le joaillier est forcément aussi bijoutier. C’est comme si je vous disais que j’ai un BAC+2 sans avoir le BAC : ce n’est pas possible. Le joaillier est systématiquement passé par les bases de la bijouterie.

Biensûr, je vous parle de titre, mais ce que l’on apprend à l’école reste de bonnes bases qu’il faut développer par la suite dans son travail. Pour faire une estimation, je dirais qu’à l’école on apprend 60% des techniques de bijouterie en CAP, et 50% voire 40% des techniques de joaillerie. Je ne dis pas que c’est mal ou que les professeurs ne font pas leur travail car la théorie est là. Mais c’est juste qu’il y a beaucoup de techniques et de façons de faire ! Et elles peuvent varier selon les écoles et, surtout, selon l’endroit où l’on va travailler par la suite. Très souvent, en sortie d’école, nous continuons d’apprendre pendant au moins un an, selon l’entreprise pour laquelle on travaille, parfois plus.

Pour ma part, j’ai beaucoup appris dans mon premier emploi et quand j’ai changé d’entreprise, j’ai continué à apprendre d’autres choses ! J’ai même appris un nouveau métier. Cela dépend de l’entreprise, des personnes qui la composent et du niveau de qualité qui varie beaucoup selon les standings de l’entreprise et ses exigences. Par expérience, je peux vous assurer que l’on apprend autant dans une entreprise avec un très haut standing, que dans une entreprise qui vise un marché plus bas de gamme. Les défis ne sont simplement pas les mêmes.

D’autres n’ont pas les diplômes mais, avec un bon mentor et un bon apprentissage, je peux vous assurer que la maîtrise sera identique au point de vue rendu du travail.

C’est sûr, avoir des diplômes permet de ne pas commencer sa vie au salaire minimum, même si on s’en rapproche inévitablement au début (excepté pour les très talentueux).

Les études dans ce domaine sont super sympas ! On apprend le dessin (d’art, industriel et sur ordinateur), la peinture, l’histoire de l’art et du bijou. On passe pas mal d’heure dans l’atelier… Pour moi, la grosse différence avec l’apprentissage sur le terrain réside dans le fait qu’à l’école, notre créativité peut s’exprimer librement. Les professeurs comme les étudiants m’ont poussé à voir plus loin et à développer mon imagination. C’est une période de ma vie que j’ai beaucoup aimée. Avec un peu de recul, je me rends compte que je n’ai pas vécu à fond ces moments… surtout à cause de mon immaturité …. Alalalala, la jeunesse 😀

Bref, tout ça pour dire que je suis bijoutier, joaillier et que vous connaissez maintenant la différence !

Si vous voulez en savoir plus sur la bijouterie, sachez qu’il y a plus de 8 métiers diffèrents quand on parle de bijoux. Alors n’hésitez pas à poser vos questions, je serai très heureux d’y répondre. Je présenterai également ces autres métiers qui ont trait à la bijouterie dans de prochains articles.

Pourquoi je recommande seulement l’or 18ct

Je vais vous expliquer à travers cet article, pourquoi il est important de bien se renseigner sur la qualité de l’or que l’on achète.

Aujourd’hui, l’or 14ct ou 9ct est très répandu et vendu dans toutes les grandes surfaces et bijouteries bas de gamme. (ct ou carat)

Le 14ct et le 9ct ont simplement moins d’or fin que le 18ct. Le prix est logiquement moins élevé et donc plus abordable. Si vous voulez en savoir plus sur l’alliage, je vous invite à aller lire l’article sur « l’alliage de l’or ».

En tant que joaillier, je suis tenu d’utiliser l’or 18ct car c’est une norme imposée par la haute joaillerie française et qui est respectée dans le monde entier.

Mais pourquoi, personnellement, je le recommande ?

Je vais vous donner plusieurs raisons plus ou moins connues, personnelles ou professionnelles, qui font que je n’achète et ne travaille que du 18ct :

. L’alliage du 18ct est très fiable, étudié pour être assez souple une fois recuit mais également très solide après l’avoir travaillé. Pour un bijoutier, l’or 18ct est un plaisir à travailler. Son point de fusion est haut en température, ce qui permet tout type d’assemblage ou de réparation, avec un faible risque de fondre le bijou.

. Il est de haute qualité. Ses 75% d’or pur lui donnent beaucoup de valeur. Et l’or n’est pas prêt de perdre de la valeur ! Alors acheter un bijou 18ct peut être aussi un bon investissement. Beaucoup de personnes, au lieu de mettre à la banque leurs économies, préfèrent investir dans des bijoux et les vendre quand ils en ont besoin.

. Comme je l’ai déjà dit dans le premier point, les réparations sont assez simples à effectuer sur du 18ct et, étant donné que le 18ct est la norme, vous pouvez apporter votre bijou chez n’importe quel bijoutier pour le réparer ou le modifier sans le moindre risque pour votre bien. Ce qui n’est pas le cas pour les alliages plus faibles !

Anecdote : Je me suis déjà fait avoir sur un bijou qui devait être du 18ct mais qui en réalité était du 9ct, par manque de temps pour le tester… Le corps de la bague a fondu sur toute la partie basse de la bague, donc j’ai du la réparer en apportant du métal. Habituellement, pour ce genre de réparation, on prend toujours des précautions et l’apport de métal (soudure) est toujours bien plus bas en température que l’or du bijou. Mais sur du 9ct, la température est tellement différente par rapport à du 18ct, que j’ai fondu le corps de bague… Obligé de tout refaire ! Une simple réparation s’est transformée en une véritable remise à neuf du bijou. Un gros manque à gagner et une perte de temps considérable.

. Personnellement, quand j’offre un bijou (bien souvent à ma femme) j’ai envie que cela lui fasse plaisir. Par exemple, si je lui offre un solitaire ou des petites boucles d’oreilles, je choisirai toujours du 18ct même si c’est plus cher.

Imaginez que vous désirez un nouveau canapé pour parfaire votre salon et que vous avez déjà une idée bien précise de comment il sera. Un deux places en cuir, avec des coussins assortis… Mais que l’on vous offre un canapé une place et demie, en faux cuir et sans coussin… C’est un canapé ! Mais le standing et la valeur n’ont rien à voir.

Quand j’offre un bijou 18ct, le standing et la valeur sont là, même si c’est un petit bijou. Et c’est sûr que faire un cadeau en cassant un peu la tirelire fait toujours un meilleur effet.

Voici pour moi ce qui fait que je préfère faire des concessions et mettre de côté pour pouvoir acheter (ou réaliser, dans mon cas) un bijou avec une matière noble et de bonne qualité, qui fera plaisir à la personne à qui je l’offre.

N’hésitez pas à poser vos questions, je serai très content d’y répondre.

2 façons de garder ses bijoux propres

Comme tous les objets, les bijoux se salissent et s’encrassent. Par la transpiration, le savon quand on se lave les mains ou tout simplement par la poussière. Les bijoux aussi doivent être entretenus et nettoyés régulièrement si vous souhaitez conserver l’esthétique de votre bijou dans le temps, pour les mêmes raisons que vous lavez votre voiture ou votre téléphone.

Je vais vous partager deux méthodes que j’applique pour entretenir et nettoyer vos bijoux au mieux et simplement.

  1. Par soi-même

Il y a pas mal d’idées sur internet pour nettoyer ses bijoux à la maison, toutes ne fonctionnent pas. Il faut surtout faire très attention à certains produits qui peuvent être dangereux pour certaines pierres et encore plus si votre bijou a des perles. Éviter tout ce qui est acétone, alcool à 90°, acide… les produits forts en général.

Si vous voulez nettoyer vos bijoux à la maison, je vous conseille pour tous types de bijoux : le bain de vinaigre blanc et citron. Laisser reposer quelques heures et, ensuite, frotter doucement avec une brosse à dents. L’acidité vous permettra de faire partir les graisses et saletés plus facilement (vous pouvez aussi y ajouter du bicarbonate de soude). Ensuite, vous pouvez sécher le bijou au sèche-cheveux, soit avec la chaleur pas trop forte, soit juste avec la ventilation froide.

Cette méthode ne vous rendra pas votre bijou poli et brillant comme au premier jour, mais cela permettra de faire un bon coup de propre, un entretien correct.

2. Par un professionnel

Biensûr, c’est la méthode que je recommande ! Quand vous achetez un bijou chez un professionnel, n’oubliez pas de demander un entretien gratuit une fois par an au minimum. Si vous ne l’avez pas fait et qu’on ne vous l’a pas proposé, un nettoyage chez un artisan bijoutier ne coûte pas grand chose ! Entre 12 et 30 euros, selon les régions et vos bijoux.

Le nettoyage chez un bijoutier vous assure une qualité que vous ne pourrez pas obtenir à la maison (hormis si vous avez le matériel adéquat), mais surtout, la garantie que votre bijou sera bien traité, sans risque pour les pierres et les perles.

Ultrason « Elma »

Le bijoutier va plonger votre bijou dans un bain d’eau savonneuse sous ultrasons pour faire partir toutes les saletés et les graisses. Ensuite, dans la plupart des cas, il repolira votre bijou pour qu’il retrouve son éclat.

Attention : Je ne parle pas de refaire le rhodiage de votre bijou (s’il est en or blanc). Cette manipulation coûte plus cher et ne fait pas partie d’un nettoyage à proprement parler.

Peut-être que vous vous posez encore la question : « Mais pourquoi nettoyer un bijou ? » Je l’ai un peu évoqué dans l’introduction : pour sa longévité, son esthétique, son bien-être. Pour moi, ces trois termes résument bien pourquoi un nettoyage de bijou est nécessaire :

Longévité : La durée de vie d’un bijou peut varier selon son entretien et son usage. Bien entretenir son bijou permet de le conserver plus longtemps et biensûr, de garder sa valeur. La saleté et surtout l’acidité de notre peau endommagent le métal et peuvent complètement détruire un bijou. Il est donc important de le nettoyer régulièrement.

Esthétique : Je ne sais pas vous mais, moi, je n’ai pas envie de porter un t-shirt sale et qui ne sent pas bon… Et bien pour les bijoux, c’est pareil ! La saleté ternit l’éclat des pierres, modifie l’aspect du bijou et surtout, ne sent pas bon.

Bien être : Porter un bijou sale peut avoir des conséquences sur votre propre peau. Certaines personnes font des allergies à l’or en lui-même et ne peuvent pas en porter mais, plus souvent, j’ai pu voir des personnes avec la peau attaquée ou avec des rougeurs parce que le bijou était sale !

Imaginez de la graisse blanche sortir d’une boucle d’oreille ou de la crasse marron s’échapper d’une grosse chaîne en or…. Je vous avoue que l’image est assez répugnante et que devoir nettoyer ce genre de bijou n’est pas agréable. On se demande à chaque fois pourquoi les personnes ne sont pas venues plus tôt !! Au moins pour leur propre confort…

Deux conseils que je vous donne:

1- Si vous vous lavez les mains avec du savon dur sans enlever vos bijoux, faites-le bien mousser pour ne pas insérer des morceaux de savon dans votre bijou ou, plus simplement, lavez-vous les mains avec du produit vaisselle.

2- Ne jamais porter vos bijoux quand vous faites du sport ou quand vous dormez ! Dans ces deux situations, votre corps transpire et vos bijoux n’auront aucune utilité, donc enlevez-les.

Vous gagnerez facilement en longévité, bien-être et par la suite, en esthétique.

Le lien ci-dessous vous amènera directement sur une boîte à bijoux que j’ai sélectionnée sur Amazon (dont je suis affilié). Parfaite pour poser sur votre table de chevet, pour partir en voyage ou ranger dans un de vos meubles. Elle dispose de rangements séparés pour éviter les chocs entre vos bijoux.

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter par mail ou en laissant un message.

L’alliage de l’Or

Définition : Un alliage est la combinaison d’un élément métallique avec un ou plusieurs métaux par fusion.

Jusque-là, rien de nouveau car tout ou presque peut se trouver sur internet à ce sujet.

Alors pourquoi lire ce post ?

Je vous invite à poursuivre votre lecture car je ne suis pas seulement bijoutier, joaillier mais aussi fondeur. Biensûr, je vais parler de l’aspect général de l’alliage mais aussi, et surtout, de ma propre façon de voir l’alliage et de ce que j’ai pu réellement faire avec.

Peut-être que vous ne le saviez pas mais, dans la majorité des bijoux, le métal utilisé est de l’alliage. Cela veut dire que votre bijou n’est pas en Or pur ! Dans le meilleur des cas, les bijoux sont en 75 millièmes ou 18 ct (carat), ce qui veut dire qu’il y a 75% d’or dans le métal. Les autres alliages (14 ct ou 9 ct pour l’or) sont simplement plus faibles en pourcentage d’or et donc moins chers.

Personnellement et comme pour beaucoup de bijoutiers, j’ai déjà fabriqué un alliage de façon artisanale. Les alliages d’or sont très réglementés ! C’est comme si on demandait à un pâtissier de faire un fondant au chocolat (mmhh que j’aime les fondants), le pâtissier va simplement suivre la recette de base qui est la même pour tout le monde. Les alliages ont une recette identique mais sont en plus réglementés. Imaginez des douaniers venir contrôler notre fondant au chocolat pour savoir s’il y a assez de chocolat dedans… C’est ce qui se passe pour l’or.

Pour faire un alliage d’or (recette dans le tableau ci-dessous), il suffit d’avoir le matériel adapté et les bon métaux.

18K signifie 18carat

Et pour obtenir notre alliage, il suffit de faire chauffer, de fusionner, puis de couler en lingot, en grenaille ou en plaquette pour avoir notre alliage.

Entre nous, faire fondre du métal, je trouve ça vraiment très beau.

Dans le cadre de mon travail de fondeur, je ne fais pas l’alliage par moi-même, je l’achète directement à une société qui le fabrique. Pour des raisons toutes simples : un gain de temps et, surtout, une assurance du point de vue de la légalité car l’or que je reçois en grenaille est sûr d’être au titre.

C’est fascinant de toucher de la grenaille, de plonger sa main dans ces petites billes. Imaginez un sac de riz sec mais avec des grains plus lourds, qui font un bruit métallique quand ils s’entrechoquent et qui glissent sur vos doigts, comme insaisissables. Il faut aussi se rendre compte que si vous pouvez mettre votre main dans de la grenaille d’or, c’est qu’il y a au moins 500 grammes d’or. Le gramme vaut à peu près 40 euros, je vous laisse donc faire le calcul de la valeur du sachet !

Là où je travaillais en tant que fondeur, je commandais en début de mois entre 2 et 3 kg d’or (gris, jaune et rose) pour pouvoir faire la production. Quand l’or arrivait, je devais comptabiliser et peser pour commencer ce que j’appelle le « suivi de l’or » (un tableau Excel avec les étapes, les valeurs, les poids… et également un livre de comptes pour la douane). Il est très important de commencer par cette étape pour que, au fur et à mesure du procédé de fabrication, on puisse avoir le suivi et surtout voir où sont les pertes. Le suivi est très précis : au dixième de gramme.

Comme dans toute entreprise, l’optimisation est une clé importante pour augmenter les marges et perdre le moins possible d’or.

Petit témoignage : Je vous ai parlé de la grenaille un peu plus haut. Des petites billes de métal insaisissables. Dans les étapes pour la fonte, il y a trois manipulations de cette grenaille :

  1. Quand elle arrive,

2. Quand on doit en sortir des sachets pour la fonte,

3. Quand on doit l’introduire dans la machine pour fondre.

Dans ces trois étapes, il m’est déjà arrivé de faire tomber des billes suite à un mauvais geste ou un sursaut… Pour que vous puissiez imaginer, je vais essayer de vous décrire une petite anecdote.

Dans le deuxième cas : Imaginez que vous êtes dans un atelier où il y a des étagères, des collègues qui passent, de l’outillage plus ou moins rangé. Vous êtes en train de sortir vos billes, debout, accoudé contre le buffet où est placée la balance pour faire vos pesées, et qu’à ce moment-là, vous en faites tomber 5 ou 6 à côté… Pas le temps de voir où elles sont parties, vous entendez 2, 3 rebonds puis plus rien… À ce moment-là, votre coeur bat plus fort, la chaleur dans votre corps augmente et vous regardez si l’un de vos collègues vous a vu. Non pas que vous ayez honte mais juste pour vous aider à trouver où sont tombées les billes ! Derrière ou dessous le buffet, dans mes poches, ou en-dessous de mes chaussures, de l’autre côté de l’atelier ou bien à d’autres endroits…

Alala, je peux vous dire que cette situation m’est arrivée plus d’une fois ! Mais à chaque fois j’ai tout retrouvé ! Seul ou avec l’aide de mes collègues.

Si vous voulez plus d’informations ou plus de témoignages sur ce thème, n’hésitez pas à m’écrire ou à laisser un commentaire.

Rémi votre bijoutier.